Les pères aussi transmettent le deen , pas juste les mères !
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On a construit, sans trop s'en rendre compte, l'idée que le deen se transmet surtout par la mère. Pourtant, du Coran aux gestes du quotidien, les pères ont toujours eu une place essentielle dans cette transmission , une place qu'on oublie trop souvent de nommer.
Voici pourquoi il est temps que ça change!
Ouvre n'importe quel compte Instagram de parentalité musulmane. Compte les articles, les carrousels, les guides. Maintenant compte combien s'adressent aux pères.
On a construit, sans trop s'en rendre compte, l'idée que le deen se transmet surtout par la mère. Elle qui fait réciter les sourates avant le dodo. Elle qui répond aux questions sur Allah dans l'auto. Elle qui explique le Ramadan à table. Et pendant ce temps, le père est souvent relégué au rôle de pourvoyeur : celui qui travaille, qui protège, qui discipline parfois, mais rarement celui qu'on imagine transmettre la foi.
Pourtant, ouvre le Coran, et tu verras autre chose.
Ce que les prophètes nous montrent
Ibrahim (alayhi salam) qui parle directement à son fils Ismail du sacrifice demandé par Allah, pas à travers sa mère, mais lui-même, dans un dialogue d'homme à homme, de père à fils. Yaqoub (alayhi salam) qui, sur son lit de mort, demande à ses propres fils : « Qu'adorerez-vous après moi ? » Luqman qui conseille son fils, verset après verset, dans une sourate qui porte son nom.
Ce ne sont pas des mères qui transmettent dans ces récits. Ce sont des pères qui s'assoient, qui parlent, qui posent des questions, qui lèguent quelque chose de plus grand qu'un toit et un salaire.
Ce qu'un enfant retient d'un père qui transmet
Un enfant qui voit son père se lever pour la prière du fajr — même fatigué, même l'hiver retient une leçon qu'aucun livre ne peut enseigner. Un enfant à qui son père raconte, une fois, pourquoi il a choisi de garder sa barbe ou pourquoi il fait telle dua avant un rendez-vous important, retient que la foi n'est pas réservée aux femmes de la maison. Elle habite aussi les hommes qu'il admire.
Ce ne sont pas de grands discours qui marquent. Ce sont des minutes. Trois minutes dans l'auto. Une question posée pendant qu'on répare quelque chose ensemble. Un silence partagé après la prière.
Et si ça commençait ce soir ?
Tu n'as pas besoin d'être un savant pour transmettre le deen à ton enfant. Tu as besoin d'être présent, une conversation à la fois. De poser une question à ton fils ou ta fille ce soir ,pas un cours, juste une vraie question. « C'est quoi, pour toi, avoir confiance en Allah ? » Et d'écouter, vraiment.
Les mères ont longtemps porté ce rôle, souvent seules, souvent sans reconnaissance. Il est temps que les pères reprennent leur place ,pas pour les remplacer, mais pour marcher à leurs côtés.
Et toi, quelle a été la dernière conversation spirituelle que tu as eue avec ton enfant ?
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